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Tourisme

Quels quartiers éviter à Bordeaux ?

6 min de lecture

Bordeaux est une ville compacte où tout se fait à pied ou en tram. Les quartiers à écarter pour un séjour ne sont pas ceux que la rumeur désigne, mais ceux qui sont loin de la ligne.

Quels quartiers éviter à Bordeaux ?

À Bordeaux, les quartiers à écarter pour un séjour sont ceux qui vous éloignent du tramway, pas ceux dont la réputation circule. La ville est compacte : du quartier Saint-Pierre à la Cité du Vin, tout se fait en moins de vingt minutes. Les secteurs réellement inadaptés à un visiteur sont Les Aubiers et le Grand Parc, au nord, loin des sites et mal desservis, et la Victoire si vous tenez à dormir la nuit. Tout le reste se discute au cas par cas.

Les secteurs sans intérêt pour un séjour

Les Aubiers et le Grand Parc

Ces deux quartiers du nord de Bordeaux sont des ensembles résidentiels construits dans les années soixante et soixante dix. Il n’y a rien à y voir pour un visiteur, peu d’hébergement, et le trajet jusqu’au centre mange le temps du séjour. Ce n’est pas un jugement sur la vie qu’on y mène, c’est un constat de géographie touristique.

La Benauge et une partie de la Bastide

Sur la rive droite, la Bastide connaît une transformation rapide, avec le jardin botanique, les quais réaménagés et la station de tram. Le secteur de la Benauge, en retrait, reste à l’écart de ce mouvement. Loger côté quais de la Bastide se défend très bien, s’enfoncer plus loin n’a pas d’intérêt.

Les quartiers animés, à choisir en connaissance de cause

La Victoire

C’est le cœur étudiant de la ville, et il vit tard. Les cours Victor Hugo et de la Marne, la place de la Victoire elle même, concentrent les bars. Les prix y sont bas et l’ambiance excellente pour qui vient pour cela. Pour une nuit de sommeil en famille, c’est le pire choix de Bordeaux.

Saint-Michel et les Capucins

Quartier populaire et vivant, avec la flèche Saint-Michel, le marché des Capucins et une vraie densité de commerces. Il est animé en journée, plus calme et plus désert le soir. Beaucoup de visiteurs y logent très bien, à condition d’accepter un environnement urbain brut plutôt que l’image de carte postale du centre classé.

Saint-Pierre

Le cœur historique, superbe, et la zone la plus dense en terrasses. Dormir rue du Pas Saint-Georges ou place du Parlement signifie entendre les terrasses jusqu’à la fermeture. Deux rues plus loin, le même quartier devient silencieux.

Où loger sans se poser de question ?

Trois secteurs cumulent le calme, la proximité et le charme. Les Chartrons, ancien quartier du négoce du vin, avec ses chais reconvertis, son marché du dimanche et la ligne B du tram. Saint-Genès et Nansouty, résidentiels, à dix minutes du centre, avec de vrais commerces de quartier. Et Caudéran, bourgeois et vert, pour qui vient en voiture et veut se garer sans drame.

Le quartier Saint-Jean Belcier, autour de la gare, mérite une mention à part : entièrement reconstruit avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse, il est pratique si vous arrivez en train et neuf dans tous les sens du terme, donc sans âme particulière.

Le seul critère qui compte vraiment

Bordeaux a trois lignes de tramway qui desservent l’essentiel. Avant de valider une réservation, mesurez la distance à pied jusqu’à l’arrêt le plus proche. En dessous de dix minutes, le quartier n’a presque plus d’importance. Au delà de vingt, même un beau quartier devient contraignant, parce que vous rentrerez à pied plus souvent que prévu.

Deuxième vérification : la rue donne-t-elle sur une terrasse ou un bar ? Bordeaux est une ville de terrasses, et le bruit nocturne est la première cause de mauvais souvenir, loin devant tout problème de sécurité.

Les quartiers qui changent vite

Bordeaux s’est transformée en vingt ans, et plusieurs secteurs ne correspondent plus à leur réputation. Trois méritent d’être regardés avec un œil neuf.

Bacalan et les Bassins à flot. Ancien quartier industriel et portuaire, devenu l’un des pôles culturels de la ville avec la Cité du Vin, un ancien bassin sous marin reconverti en lieu d’expositions numériques, et les anciens hangars réhabilités. Le tram B le dessert directement.

La Bastide, rive droite. Les quais réaménagés, le jardin botanique et le darwin, ancienne caserne devenue lieu alternatif, ont changé la perception du secteur. La vue sur la façade classée depuis cette rive est la plus belle de la ville.

Saint-Jean Belcier, autour de la gare, entièrement reconstruit avec l’arrivée de la ligne à grande vitesse. Pratique, neuf, encore un peu froid.

À l’inverse, deux quartiers restent à l’écart de ce mouvement, Les Aubiers et le Grand Parc, et c’est ce qui les rend sans intérêt pour un visiteur, non leur réputation.

Se garer à Bordeaux sans y laisser son budget

Le centre est largement piéton et le stationnement en voirie y est payant et contrôlé. Trois solutions fonctionnent.

Les parcs relais, en périphérie, au bout des lignes de tramway. Leur tarif journalier est modique et il inclut le trajet en transport pour les occupants du véhicule. C’est la solution rationnelle pour un séjour où la voiture ne sert pas.

Les parkings en ouvrage du centre, pratiques mais nettement plus chers à la journée. Un abonnement de courte durée réduit le coût si vous restez plusieurs jours.

Le stationnement résidentiel en périphérie proche, à Caudéran ou vers Saint-Augustin, où la voirie est libre ou peu réglementée, avec un accès au centre en tram ou en bus.

Dernier point à vérifier avant de venir : les règles de circulation évoluent dans les métropoles, et certaines restrictions s’appliquent selon le véhicule. Renseignez vous sur le site de la métropole pour la période de votre séjour.

Bordeaux avec un budget serré

Quatre leviers font une vraie différence.

Loger en périphérie sur une ligne de tram. Talence, Pessac et Bègles offrent des tarifs bien inférieurs au centre avec quinze minutes de trajet.

Manger au marché. Les Capucins le matin, les Chartrons le dimanche, pour une fraction du prix d’un restaurant du centre.

Visiter à pied. Le centre classé se parcourt intégralement sans transport, et les quais sont gratuits.

Venir hors saison. D’octobre à mars, les hébergements chutent, la ville reste agréable, et les files d’attente disparaissent.

Questions fréquentes

Bordeaux est-elle une ville sûre pour un touriste ?

Oui dans l’ensemble. Les faits qui concernent les visiteurs sont des vols à la tire, surtout autour de la gare Saint-Jean, place de la Victoire et dans les trams aux heures de pointe.

Quel quartier éviter pour dormir à Bordeaux ?

La Victoire et les rues de terrasses de Saint-Pierre si vous êtes sensible au bruit, Les Aubiers et le Grand Parc parce qu’ils sont trop loin de tout.

La rive droite vaut-elle le coup ?

Oui, côté quais de la Bastide, qui offre la plus belle vue sur la façade classée et un accès direct au tram. Plus à l’intérieur, l’intérêt baisse.

Faut-il une voiture à Bordeaux ?

Non, et elle est même pénalisante dans l’hypercentre, largement piéton et réglementé. Le tram et les vélos en libre service suffisent.

Quel quartier choisir en famille ?

Les Chartrons ou Saint-Genès : calmes, bien desservis, avec des commerces de proximité et des parcs à portée de poussette.

Sources

Ville de Bordeaux, quartiers et mairies de proximité : https://www.bordeaux.fr
Office de tourisme de Bordeaux Métropole : https://www.bordeaux-tourisme.com
TBM, réseau de transports de Bordeaux Métropole : https://www.infotbm.com

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