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Port de la Lune ◆ Depuis Bordeaux, l economie qui bouge

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Tourisme

Où manger pas cher à Bordeaux sans tomber dans le piège à touristes ?

6 min de lecture

À Bordeaux, l'écart de prix entre deux rues voisines est considérable. Les quartiers où bien manger sans se ruiner, et les deux réflexes qui changent la facture.

Où manger pas cher à Bordeaux sans tomber dans le piège à touristes ?

À Bordeaux, manger pas cher tient moins au restaurant choisi qu’au quartier et à l’heure. Le marché des Capucins, les rues autour de la place Saint-Michel, la Victoire et Nansouty offrent des tables honnêtes à prix contenu. Les terrasses de la rue Sainte-Catherine et les abords immédiats de la place de la Bourse pratiquent, eux, des tarifs de passage. Et le réflexe qui change tout reste la formule du midi, souvent moitié moins chère que la même cuisine le soir.

Quels quartiers pratiquent des prix honnêtes ?

Le marché des Capucins et Saint-Michel

C’est le ventre de Bordeaux. Sous la halle des Capucins, on mange des huîtres et du poisson au comptoir, debout ou sur un tabouret, à des prix qui n’ont rien à voir avec ceux du centre historique. Autour, le quartier Saint-Michel aligne des tables portugaises, maghrébines et espagnoles, avec des plats du jour généreux. Le samedi matin, la halle est bondée : venez tôt.

La Victoire et Sainte-Croix

Quartier étudiant, donc quartier de prix bas par nécessité. On y trouve des formules complètes à des tarifs serrés, des cuisines du monde et beaucoup de bruit. L’ambiance est jeune et la qualité inégale, mais le rapport quantité prix y est le meilleur de la ville.

Nansouty et Saint-Genès

Plus au sud, résidentiels, ces quartiers vivent de leurs habitants et non des visiteurs. Les bistrots y servent une cuisine de quartier, sans carte en quatre langues. C’est là que les Bordelais vont déjeuner en semaine.

Les Chartrons

Ancien quartier des négociants en vin, devenu le secteur à la mode. Les prix y sont intermédiaires, plus élevés que dans le sud de la ville mais raisonnables si on s’écarte de la rue Notre-Dame. Le marché des Chartrons, le dimanche matin, est une alternative économique au restaurant.

Où les prix décollent-ils sans raison ?

La rue Sainte-Catherine est la plus longue rue commerçante piétonne d’Europe, et ses terrasses encaissent le flux. Même remarque pour le front de la place de la Bourse et les premiers mètres du cours du Chapeau Rouge : vous payez la vue sur le miroir d’eau, pas l’assiette.

Le signe qui ne trompe pas : une carte traduite en plusieurs langues, affichée avec photos, et un employé qui interpelle les passants. Dans ce cas, reculez de deux rues, le même repas y coûtera un tiers de moins.

Les deux réflexes qui font baisser la facture

Le premier est la formule du midi. Entrée plat ou plat dessert, servie du lundi au vendredi, elle permet de manger dans des maisons dont la carte du soir serait hors budget. C’est la façon la plus simple de goûter une cuisine soignée à Bordeaux sans y consacrer son budget de la semaine.

Le second est de dîner tôt. Beaucoup de tables de quartier servent dès 19 heures et appliquent la même carte toute la soirée, mais les places sans réservation existent avant 20 heures, et seulement à ce moment là.

Et pour manger local sans se ruiner ?

Trois choses se mangent à Bordeaux sans y mettre un gros budget : les huîtres du bassin d’Arcachon au comptoir d’un marché, l’entrecôte à la bordelaise dans un bistrot de quartier, et le canelé, qui coûte quelques pièces à la pâtisserie et le double dans une boutique du centre touristique.

Les marchés, l’alternative la moins chère

Bordeaux vit beaucoup de ses marchés, et ils constituent la façon la plus économique de bien manger. Les Capucins fonctionnent comme une halle couverte où l’on consomme sur place, du mardi au dimanche. Le marché des Chartrons, le dimanche matin le long des anciens chais, mêle producteurs et stands de restauration à emporter. Le marché des Quinconces, le mardi, le jeudi et le dimanche, est le plus central et le plus pratique pour composer un déjeuner à emporter vers les quais.

Le calcul est simple : une douzaine d’huîtres du bassin d’Arcachon et un verre de blanc au comptoir d’une halle coûtent ce que coûte une entrée seule dans une terrasse du centre historique. La différence ne porte pas sur la qualité du produit, qui vient du même endroit, mais sur le loyer du mètre carré.

Et le soir, où aller ?

Les quartiers économiques du midi ne le restent pas tous le soir. La Victoire garde ses prix bas parce que sa clientèle étudiante ne bouge pas. Saint-Michel aussi, avec des tables familiales qui servent tard. En revanche les Chartrons et le centre passent en tarif de soirée, avec des cartes plus courtes et plus chères.

Deux stratégies fonctionnent. La première consiste à déjeuner copieusement en formule et à dîner léger. La seconde, à viser les bistrots de quartier du sud de la ville, Nansouty, Saint-Genès, Barrière de Pessac, où le service du soir reste calibré pour des habitués et non pour des visiteurs de passage.

Comment reconnaître une bonne adresse de quartier ?

Quelques signaux ne trompent pas. Une ardoise manuscrite qui change, signe que la carte suit le marché. Une salle où l’on entend parler français entre les tables. Un plat du jour unique, ou deux au maximum, ce qui veut dire une cuisine qui travaille des produits frais en petite quantité. À l’inverse, une carte de quatre pages couvrant la pizza, le burger, le magret et le poisson du jour annonce une cuisine de congélateur, quel que soit le quartier.

Questions fréquentes

Quel est le quartier le moins cher pour manger à Bordeaux ?

La Victoire et Sainte-Croix pour les formules étudiantes, Saint-Michel et les Capucins pour la cuisine du monde et les produits de la mer au comptoir.

Combien coûte un déjeuner correct à Bordeaux ?

Une formule du midi en bistrot de quartier reste nettement plus abordable qu’un plat à la carte le soir. L’écart entre le midi et le soir, pour une cuisine équivalente, est souvent du simple au double.

Le marché des Capucins est-il ouvert tous les jours ?

Non. La halle ferme le lundi et vit surtout du mardi au dimanche matin. Le samedi et le dimanche sont les jours les plus animés, et les plus chargés.

Faut-il réserver ?

Le midi en semaine, rarement. Le vendredi et le samedi soir, oui, dans tous les quartiers cités, y compris les plus modestes.

Sources

Marché des Capucins, Ville de Bordeaux : https://www.bordeaux.fr
Office de tourisme de Bordeaux Métropole : https://www.bordeaux-tourisme.com
Marché des Chartrons, informations pratiques : https://www.bordeaux.fr

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