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Category Archive for ‘Croisière CYRANO DE BERGERAC’

Suite aux articles précédemment rédigés concernant la croisière fin septembre à bord du navire CroisiEurope Cyrano de Bergerac, voici le premier timelapse, retraçant la première journée de navigation et l’excursion dans le médoc. La suite, dans les prochains jours

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7h50 lorsque nous quittons le CYRANO DE BERGERAC. Le départ des bus est donné pour 08h00.

 En ce lundi 28 septembre, notre navire devait prendre la mer, ou plutôt la Garonne, pour rejoindre la petite ville de Cadillac, à 34 km de Bordeaux. L’accostage était prévu pour midi, et l’excursion juste après. Cependant, en raison des forts coefficients de marée ce lundi (110 et 114), la Garonne à marée basse aurait manqué d’eau à l’île de La Lande lors de notre retour, le soir même, pour garantir une navigation en toute sécurité. Cette petite île est située juste après le pont François Mitterrand, au niveau de la commune de Cadaujac. Ne souhaitant faire courir aucun risque à ses passagers, et dans le but de ne pas mettre en péril l’excursion du lendemain si nous rentrions sur Bordeaux à la marée suivante, mais surtout afin de garantir la sécurité de tous, notre capitaine Bruno à pris la décision de rester à quai à Bordeaux aujourd’hui, et de nous envoyer à Cadillac en autocar dès ce matin, afin d’y réaliser notre excursion. L’annonce, faite la veille au soir lors du dîner par le commandant lui-même, a été bien comprise par les passagers. On ne plaisante pas avec la sécurité chez CroisiEurope.

A 08h00, les autocars font route pour Cadillac. Forcément déçus de ne pas faire le chemin en bateau, et même si les bus loués par CroisiEurope sont très confortables et de haute qualité, nous nous imaginons les paysages des rives de la Garonne défilant devant nous, comparés aux paysages urbains à la sortie de Bordeaux. Dès lors, les conversations des passagers se portent… sur les croisières précédentes avec cette même compagnie. En effet, l’armateur alsacien peut compter sur sa clientèle fidèle qui n’a de cesse de vanter, raconter, expliquer et aduler ses qualités. La croisière proposée sur le Douro a fait forte impression, et ceux qui l’ont déjà faite, font saliver d’envie les prochains. Venise a également sa part de rêve et d’envie, et certains consultent déjà les circuits proposés, tablettes numériques en mains. Pour ma part, fan du plat pays qu’est la Belgique, je ne peux que rappeler que CroisiEurope passe également chez nos voisins belges. Au plus grand plaisir des passagers flamands à bord, nous discutons alors des destinations du pays du roi Philippe. Après presque une semaine à bord, les amitiés sont là. C’est cela aussi l’esprit croisière. Nous arrivons sans connaitre personne, nous nous quittons avec les adresses mails et Facebook de nos voisins de cabines, de tables, de sièges de bus ou de transats, qu’ils soient français, belge, canadiens, norvégiens ou suisse … Nous passons l’heure en bus assez rapidement finalement.

La première étape de cette excursion se déroule dans la bastide de Cadillac. Accueillis par notre guide du jour, Esther, nous pénétrons dans la cité médiévale par la porte de la Mer. Esther, d’origine Hollandaise et parlant le néerlandais ce qui a été fortement apprécié par les passagers Belges, passionnée par son sujet, nous explique que cette porte a été nommée de cette façon en raison de sa proximité à la Garonne. Proximité qui lui a joué bien des tours. Dans l’entrée, Esther nous arrête face à une échelle géante, qui correspond en fait à la graduation des crues les plus fortes. La plus remarquable reportée est datée du 7 avril 1770, où Cadillac s’est retrouvée sous 12m50 d’eau. Cette bastide est dominée par le Château de Cadillac, Château construit par le Duc d’Epernon en lieu et place du château original. Protégé par un très large fossé, ce château a également était utilisé comme une prison pour femme au 19ème siècle et fut plusieurs fois incendiés par les pensionnaires en furies… Ambiance ! Architecturalement parlant, le château est classique, rectangulaire, haut… C’est un château magnifique … mais caché par la conciergerie. Vu de face, ce petit bâtiment masque la cour, les jardins et une bonne partie du bâtiment principal … Dommage. Nous passons devant l’hôtel de ville à l’architecture non pas d’époque, puisqu’il a été reconstruit  en pierre sur une vieille halle, initialement en bois (si je me souviens bien ^^)

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La seconde étape programmée par Esther nous amène au Château Simon. Reçu par Anne-Laure Bonnard, nous visitons les installations de ce château produisant sur 38 hectares trois types de vins dans trois domaines différents. A Barsac (appellation Barsac-Sauternes) où nous sommes, sur 17 hectares il est produit du vin composé à 85% de Sémillon, 12% de Sauvignon et 3% de Muscadelle. A noter, que pour la cueillette des raisins il faut attendre l’action précieuse du « Botrytis-Cinérea », c’est à dire l’action de la pourriture noble. Cette méthode unique et ancestrale explique les très faibles rendements et la forte concentration d’arômes de fruits confits. Sur les 21 autres hectares, sur les communes de Budos et Saint Michel de Rieufret, il est produit du Cabernet Sauvignon. Comme lors des autres visites de château, la visite s’est terminée par une dégustation … et quelques achats pour nous tous.

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Enfin, pour la troisième et dernière étape, Esther nous a emmené visiter le château de Roquetaillade. Et là … Surprise … En effet, alors que jusqu’à présent le terme de château renvoyait à la production viticole avec chais et océans de vignes, Roquetaillade lui, est un château médiéval, encore habité aujourd’hui par la famille propriétaire… depuis plus de 1 000 ans. Trônant fièrement au sommet d’une colline, et au milieu des vaches de Bazas, le château est entretenu et restauré continuellement, afin de le rendre d’époque. La guide nous fait voir l’habitation telle qu’elle était à l’époque, avec les objets d’époque. Nous sommes projetés au temps des chevaliers… Nous sommes les Visiteurs …

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Le fait d’être resté à quai pour cette journée de lundi a laissé du temps aux passagers pour faire quelques emplettes et achats souvenirs dans Bordeaux. Puis à 19h30, le rendez-vous était donné au salon bar pour le cocktail apéritif lançant la soirée de Gala. Le commandant, le commissaire, le chef cuisinier et l’équipe d’animation sont venus trinquer personnellement avec chacun de nous. Pour cette soirée de gala, les membres d’équipage se sont mis sur leur 31 et ont mis de coté le traditionnel uniforme. Le restaurant, à l’ambiance bleuté et feutré, rappelant la décoration du bateau, nous plonge dans l’ambiance d’une soirée spéciale. Au menu du soir, nous nous sommes régalé avec un bloc de foie gras de canard caramel aux épices, un carré de veau aux échalotes et estragon, du cabécou rôti sur toast et pour le dessert, une omelette norvégienne flambée au Grand Marnier. CroisiEurope sait mettre les petits plats dans les grands.

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 Les festivités se sont ensuite prolongées dans le salon bar… pour la très attendue soirée dansante. Et c’est alors que, invité par notre animatrice Golo, j’ai eu l’honneur d’ouvrir « le bal » …. oui oui, en dansant. Après quelques gros fous rires de ma part, et à la vue de mes performances sur la piste, mes amies passagères ont eu l’idée de…. photographier le photographe … :p Après avoir dansé avec une bonne partie de l’Europe et du monde (norvégienne, anglaise, suisse etc …) et après avoir passé une merveilleuse soirée avec les passagers et les membres d’équipage, il est temps d’aller au lit. Demain, c’est excursion à Arcachon pour certains, Cognac pour d’autres. L’esprit croisière, c’est tout ça. Il n’y a que quelques jours nous étions quasiment inconnus les uns pour les autres, et ce soir, nous avons passé une soirée en famille. Même la langue n’a posé aucune difficulté. Sur la piste de danse, la langue, nous l’oublions. Sur la piste de danse, nous vivons dans l’émotion. Sur la piste de danse, nous nous laissons aller à la musique, aux sons, et aux personnes qui nous entraînent dans des tourbillons émotionnels. Les membres d’équipage se prêtent gentiment au jeu. Nous sommes tous dans le même bateau, et nous avons juste envie de partager ces bons moments. Nous avons tous envie de nous souvenir que nous étions à cette croisière dans laquelle nous avons connu et tissé des liens avec des canadiens, des belges, des anglais, des suisses, des français (Bonjour à Marseille). Un mélange culturel où chacun apprend de l’autre.

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Mardin matin. 09h00.

Après le petit déjeuner, direction le bus pour la journée d’excursion sur le Bassin d’Arcachon pour ma part. Nous sommes 67 à y aller. D’autres ont préféré visiter Cognac. Tant pis, nous aurons plus d’huîtres pour nous 🙂 .

La première étape se déroule à Gujan-Mestras, où nous dégustons des huîtres au Routioutiou. S’en suis ensuite la visite à la maison de l’huître, on nous apprenons les différentes façons de production et d’élevage de l’huître. Si vous avez la possibilité d’y aller, n’hésitez pas. L’endroit vaut vraiment le coup, les guides sont passionnés par leur travail, et la pédagogie employée est très efficaces. Notre groupe d’excursionnistes a quitté l’endroit sourire aux lèvres, heureux d’en avoir appris autant.

L’après-midi a été consacré à une balade en bateau entre l’île aux oiseaux, le cap ferret, la dune du pilat, et le front de mer d’Arcachon. Enfin, notre voyage sur le bassin s’est terminé par l’ascension de la plus haute dune d’Europe, la dune du Pilat.

CPz0oiVXAAA__f4Au petit matin de ce samedi 26 septembre, et sous un soleil radieux, le CYRANO DE BERGERAC largue les amarres direction Libourne. L’objectif du jour ? Découverte et visite de Saint-Emilion, l’appellation viti-vinicole la plus célèbre et connue au monde.

Après avoir rejoint le Bec d’Ambès, le navire CroisiEurope long de 110 mètres emprunte la voie navigable de la rivière Dordogne. Tout au long de notre navigation, nous longeons les rivages des villages et bourgs majestueux et bucoliques tels que Bourg sur Gironde, Saint-André-de-Cubzac, Saint-Pardon, Vayres … A bord, les passagers profitent du paysage. Nous nous connaissons beaucoup plus maintenant. Le passage vers Saint-Pardon donne lieu à de vives discussions entre nous à propos du « Mascaret » (terme expliqué plus bas dans l’article). Certains spectateurs sont venus très tôt et sont déjà sur place près de 06h en avance. C’est alors que mon téléphone sonne. Un de mes followers sur twitter, VacheGTI, est présent sur la rive face à nous, et retransmet en direct via Periscope le passage devant Saint-Pardon du navire de l’entreprise fondée par Gerard Schmitter . 

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Château de Vayres

Nous accostons à Libourne pour l’heure du déjeuner. Dès la fin de celui-ci, nous nous rendons aux bus et partons en excursion. Le programme du jour, et sous les précieuses informations de Joanna, nous propose une visite du château Haut-Veyrac et bien évidemment, du village de Saint-Emilion.

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Comme pour la visite du Chateau Reverdi dans le médoc, nous avons eu le droit de pénétrer dans le chai du Chateau Haut-Veyrac, lieu de la vinification du vin. Cuve de fermentation (permettant aux levures de transformer le sucre en alcool), cuve pour la malolactique (étape permettant de réduire l’acidité des vins par transformation de l’acide malique en acide lactique), cuverie (« salle » d’élevage du vin) etc…. Cette visite s’est clôturée par une dégustation de deux millésimes : 2007 et 2011.

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Cuverie du château

Une fois remonté dans le bus, nous avons alors pris la route pour le village de Saint Emilion. Cette visite se déroule à pieds, et la guide nous dirige par les rues et ruelles les moins fréquentées afin de profiter au maximum des paysages, de l’architecture et des meilleurs points de vue. La visite se poursuit ensuite dans la très célèbre église monolithe (creusée dans la roche). Après un temps libre d’une bonne heure et quelques achats nous regagnons le bus et retournons au bateau.

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Saint-Emilion

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Après le dîner ayant pour plat principal un boeuf bourguignon des plus délicieux, le rendez-vous est donné au salon bar, pour une soirée de jeux et d’amusement proposée par notre animatrice Golo.

Si pour la plus part des passagers la soirée est bel et bien terminée, il n’en est rien pour nous. En effet, un mascaret est prévu dans la nuit, vers 4h30. Le mascaret, c’est cette vague déferlant sur un fleuve, un estuaire ou une rivière au moment de la marée montante. L’onde de marée, allant à contre courant du débit de la rivière, provoque une brusque surélévation de l’eau. Mais ce mascaret n’est pas toujours visible à l’oeil nu. En effet, il peut-être invisible, si le court d’eau est trop large ou trop profond. C’est donc dès 4h00 que nous nous rendons à la proue du navire pour tenter de filmer ou photographier le phénomène naturel. En raison du fort débit d’eau actuellement présent dans la Dordogne, ce mascaret de nuit était quasiment invisible à l’oeil nu. Cependant, après un montage accéléré, nous apercevons malgré tout ce phénomène.

Posted by Les Paquebots à Bordeaux on Sunday, September 27, 2015

Il est 5h00 du matin lorsque nous regagnons et nos cabines. A peine 3h plus tard, il est déjà l’heure de lancer les moteurs et de descendre cette rivière Dordogne. Commence donc notre 5ème jour de croisière.

Au programme ce matin, navigation sur la Dordogne et la Garonne, afin de rallier Bordeaux. Nous repassons devant les paysages rencontrés les jours précédents. Si la Dordogne est très calme avec peu de navigation, ce n’est pas le cas de la Garonne : Croisement avec le MS PRINCESSE D’AQUITAINE, rencontre avec la flotte de voiliers en provenance de Bordeaux, bateaux à passagers pour croisière à la journée, BatCUB… En d’autres termes, un fleuve qui ne dort jamais.

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Princesse d’Aquitaine

L’après-midi est consacrée à la visite en autocar de la capitale girondine. Après un passage vers la Base Sous-marine et le pont Bacalan-Bastide, nous nous rendons rive droite pour admirer Bordeaux surplombant son fleuve. La visite continue le long des boulevards des quais (Place de la Bourse et miroir d’eau), de la place des Quinconces (ancien site du Château Tropeyte et actuellement plus vaste place d’Europe), de la place Gambetta, de Mériadeck (… -__- ‘ ), de la cathédrale Saint André, de la place de la Comédie. Pour terminer cette journée bordelaise, nous avons visité l’Eglise Notre-Dame, au coeur du triangle d’or.

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CPubnyoWoAAbXYlDépart matinal pour ce troisième jour de navigation à bord du CYRANO DE BERGERAC. Debout dès 06h00, je suis le seul passager à arpenter les coursives du navire. Dans un silence de cathédrale afin de respecter le sommeil âmes endormies, les matelots préparent l’appareillage: retrait de la passerelle, largage des amarres… . Dès 6h30, les moteurs vrombissent, le paquebot s’écarte du quai et entame sa manœuvre d’évitage. Nous sommes bel et bien en route pour l’embouchure de la Gironde. Sous un levé de soleil des plus majestueux, nous longeons la rive gauche de l’Estuaire. Tout doucement, le navire s’éveille et s’active. C’est qu’il est déjà l’heure de prendre quelques forces. Comme tous les matins, le petit-déjeuner nous est préparé pour 07h30.  Le CYRANO file, glisse, avance…  Les eaux tumultueuses de la Gironde ne l’arrêteront pas. Lorsque nous atteignons l’embouchure de l’estuaire, au niveau du terminal portuaire du Verdon, il est déjà 9h00. Sur la rive droite, nous sommes à la pointe de Suzac. C’est la limite officielle entre la mer et l’estuaire. En l’état, le navire fluvial ne peut plus progresser en aval.

A cette heure-là, le traditionnel cours de gymnastique douce assuré par Golo, notre animatrice, débute pour les plus courageux sportifs d’entre nous, et pour le capitaine Bruno, c’est le moment de faire demi-tour afin de remonter l’Estuaire, en direction de Blaye. Le commandant entame alors un changement de cap. Nous traversons l’Estuaire dans sa largeur afin de nous rapprocher de la rive droite. En effet, ce transit ne se fera pas en longeant les côtes Girondines de la rive gauche de l’Estuaire comme à l’aller, mais en longeant la rive droite de cet estuaire, le plus grand d’Europe. Cette navigation est alors commentée par Marie (Twitter) qui nous renseigne sur les points historiques, culturels, techniques … du paysage qui défile devant nous : Royan à l’horizon, Meschers-Sur-Gironde, maisons troglodytes, carrelets, faune et flore locale…

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Alors que nous déjeunons, le CYRANO DE BERGERAC accoste à la halte nautique de Blaye, peu après 13h00, au pied de la citadelle de Vauban. Le repas terminé, il est alors temps de partir en excursion, d’une part en autocar, puis d’autre part à pied. Pris en charge par notre guide Laurelyne(1), nous empruntons la route de la corniche longeant l’Estuaire, direction Bourg-Sur-Gironde, également appelé Bourg-En-Gironde. Sur la route, l’autocar s’arrête quelques instant sur le belvédère offrant un panorama exceptionnel sur les cours d’eaux et de facto, le Bec d’Ambes. L’arrêt dans le petit village de Bourg nous permet de rentrer dans l’ancien lavoir, encore en eau aujourd’hui, datant de 1828. Le groupe d’excursionniste est sous le charme.

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L’autocar reprend la route afin de rentrer à Blaye… dans le but de visiter la Citadelle Vauban, à pied. Construite au XVII ème siècle par François Ferry sous la direction de Sebastien Vauban,  le principal rôle de cette citadelle était de verrouiller l’Estuaire de la Gironde, avec l’aide de Fort Medoc sur la rive opposée et Fort Paté, sur l’île Paté, juste en face.

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Après le délicieux dîner, la soirée s’est poursuivie au salon bar. CroisiEurope nous a offert le concert d’Alain Michel et son orchestre, reprenant les titres de variétés les plus célèbres de Johnny, Michel Sardou, Brassens, Polnareff etc … mais aussi leurs looks respectifs.

(1) Je croise les doigts pour avoir la bonne orthographe

DSC_0031Bordeaux. Il n’est pas encore 08h00 et le jour commence à se lever. Accompagné de l’habituelle brume matinale sur la Garonne, le soleil perce petit à petit les nuages qui se dispersent. Le bateau se réveille tout doucement. Les matelots, habillés de leurs tenues oranges, s’activent déjà sur le pont intermédiaire et sur le quai pour préparer l’appareillage.  

Appareil photo en main, certains passagers, les plus matinaux, profitent de ce spectacle céleste. Les interrogations se lisent sur les lèvres de certaines personnes. Le pont Bacalan-Bastide, les grues aux bassins à flots, la largeur de la Garonne, sa marrée et son violent courant. Des sportifs bordelais qui font leur jogging le long du bateau, des cyclistes matinaux fonçant vers le Quais des Marques, des vagues de véhicules déferlantes sur le quai des Chartrons, des petits catamarans bleus floqués « BATcub », des jardins fleuris aux pieds de bâtiments du XVIII éme siècle… Bordeaux intrigue.

Nous ne nous connaissons pDSC_0018as tous encore. Certains tentent de comprendre par eux-mêmes. D’autres essaient d’imaginer les réponses… Mon appareil photo « timelapse » le ciel pendant que Bordeaux se réveille. Après quelques échanges et explications sur les paysages de Bordeaux (étant le seul passager local à bord, c’est avec grand plaisir que j’ai tenté de répondre aux questions) direction le restaurant pour le petit-déjeuner.

L’offre CroisiEurope est incroyablement fournie et alléchante, et répond aux traditions culinaires des différents « breakfeast » mondiaux. Le petit déjeuner se présente sous la forme d’un buffet à volonté et propose toutes sortes de viennoiseries (croissants, chocolatines, pain aux raisins), différentes spécialités de pains (complets, sésames, céréales) et évidemment la traditionnelle baguette. Du fromage, des œufs durs, du bacon … Du fromage blanc, des yaourts natures … du café, du thé, du lait, des jus de fruits … De quoi satisfaire tout le monde. 

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Il est maintenant 09h00 et le navire largue les amarres, comme prévu par le programme. Celui-ci nous prévoit une matinée de navigation jusqu’à Pauillac puis une excursion dans les vignes médocaines pour l’après-midi. Moteur en marche. Après la manoeuvre d’évitage, aisément réalisée par le Capitaine grâce notamment aux azypods tournant à 360°, le navire met le cap sur le Nord de la Garonne. Les ponts Chaban-Delmas et d’Aquitaine sont alors tour à tour franchis. Le port industriel de Bassens défile sur notre droite, étalé sur plus de 4 kms de long. Puis la zone industrialo-portuaire d’Ambès. Sans nous en rendre compte, nous quittons petit à petit la ville, le stress et la pollution pour naviguer vers le large… Nous sommes seul au monde. Ou presque. Nous croisons la drague LA MAQUELINE qui s’attache à laisser le chenal de navigation navigable pour les plus gros navires, la barge BRION transportant des éléments du futur 80ème AIRBUS A380 de la compagnie Emirates…  Glissant sur l’eau, au calme, le Cyrano de Bergerac nous offre des paysages verdoyants. Le contournement des îles de Macau, Verte, du Nord etc… nous projette directement dans l’Estuaire de la Gironde, à la confluence de la Garonne et de la Dordogne. Le navire file droit, à fière allure cap sur la cité médocaine. La Garonne n’est pas dénuée de navires.

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Lors de cette navigation, une conférence oenologique s’est déroulée à l’intérieur du salon bar, afin de nous en apprendre beaucoup sur les différents types de sol, le micro-climat, les appellations etc…   Juste avant midi, nous arrivons alors sur Pauillac. Après une nouvelle manœuvre d’évitage, les matelots CroisiEurope accostent le Cyrano de Bergerac au ponton croisière du Port de Pauillac. Leur travail est réglé au millimètre près. Pas de lamaneurs pour accoster ce genre de navires, ce sont eux, les matelots du Cyrano de Bergerac qui accostent le bateau. Installé sur son aileron tribord à l’extérieur de la passerelle, le commandant dirige les opérations et s’assure du respect des procédures afin de garantir la sécurité de son équipage et de son navire.  FotorCreated3  Il est alors temps de laisser se reposer les appareils photos et de descendre au restaurant. Au menu, salade landaise, filet de Carrelet avec ses agnelet et ses épinards, fromage bleu et tarte tropézienne. Une fois restauré, nous rejoignons alors les bus pour l’excursion de l’après midi. Pris en charge par Anne, notre guide touristique pour l’après-midi, nous traversons les domaines les plus prestigieux… Château Pichon Longueville Baron, Château Reverdi, Chateau Margaux, Château Cos d’Estournel etc…

Le Chateau Reverdi, propriété de la famille Thomas, nous a ouvert les portes de sa cuverie et nous a proposé une dégustation de différents millésimes. La région médocaine est un territoire de prestige, portant en lui les vins rouges les plus célèbres et les plus demandés du monde. 

Après un passage à la maison du tourisme, il est l’heure de retourner au bateau … pour une soirée spéciale. En effet, juste après le diner, l’équipage du Cyrano de Bergerac s’est donnée corps et âmes pour nous proposer un spectacle unique, musical, dansant, en lien avec les différents pays traversés par la flotte CroisiEurope. Un divertissement grandiose, que j’aime particulièrement .

Demain, vendredi 25 septembre, nous ferons route vers Blaye après avoir navigué le long des côtes de l’Estuaire jusqu’à Meschers sur Gironde.

Jour-J ! Enfin à bord du Cyrano de Bergerac !

Comme annoncé la semaine dernière, nous avons place à bord du Cyrano de Bergerac de la compagnie CroisiEurope afin de réaliser la croisière basée sur l’Estuaire et le bassin d’Arcachon. Etes-vous prêt à voyager le temps de quelques articles ?

Arrivés vers 17h00 en voiture ce 23 septembre, nous avons été accueillis et immédiatement pris en charge par les hôtesses et stewarts de la compagnie afin de s’occuper de nos bagages. Nous sommes alors invités à nous rendre dans le salon bar du navire en attendant notre tour pour l’enregistrement.

Moins de 10 minutes après, le check-in était déjà fait. Accompagnés de notre hôtesse, chaque passager étant conduit jusqu’à sa cabine par un employé CroisiEurope, nous avons avons alors pris place dans la nôtre.

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Cabine double

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Cabine double

La cabine, spacieuse, décorée dans les tons blancs et bleus, possède une grande salle de bain toute équipée en douche et toilette. Nous avons à disposition la télé (par satellite), un coffre-fort, un sèche-cheveux et des placards de rangements assez grands. Oui, il y’a de la place pour les bagages de tout le monde.

Ce paquebot fluvial dénombre 87 cabines réparties sur les 3 ponts intérieurs.

  • Pont supérieur : 41 cabines (39 cabines doubles, 2 cabines grand lit non séparable). Les cabines portent les numéros de 347 à 387 .
  • Pont intermédiaire : 21 cabines (16 cabines doubles, 4 cabines grand lit séparable, 1 cabine HA G). Les cabines portent les numéros de 126 à 246.
  • Pont principal : 25 cabines avec hublots (18 cabines doubles, 7 cabines grand lit non séparable). Les cabines portent les numéros de 101 à 125.

Cabine pour personne handicapée : OUI
G = cabine grand lit non séparable
HA G = cabine handicapée avec grand lit non séparable

Retrouvez la page du navire sur le site de CroisiEurope en suivant ce lien.

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Salle de bain des cabines

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Salle de bain des cabines

En petite attention que j’aime bien, CroisiEurope nous offre les traditionnels petits flacons de gel douche, de la documention sur le navire (c’est toujours utile), le journal de bord ainsi que le programme détaillé pour le lendemain.

Une fois installés, direction le salon bar pour la présentation de l’équipage. Orchestrée par le capitaine lui-même et par le commissaire de bord, cette présentation a vu tous les employés de tous les services défiler sous les applaudissements des passagers.

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C’est l’heure du cocktail

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Notre commandant, Bruno Coudert prend la parole et se présente aux passagers qu’il va accompagner le temps d’une semaine

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Cocktail CroisiEurope

 

Le commissaire de bord, Jérôme, nous présente ensuite… Les passagers. Compagnie française, leader européen de la croisière fluviale, CroisiEurope se développe dans toute l’Europe et attire donc non pas que des Français, mais une diversité de nationalité. Pour cette croisière, le CYRANO DE BERGERAC accueille donc à son bord deux groupes de Norvégiens en provenance de Bergen et Stavanger, un groupe de Suisses en provenance de Lausanne et Genève, des Belges (de Flandres), un groupe d’Anglais, un groupe de Canadiens et donc évidemment, des Français.

Le cocktail de bienvenue nous est alors aimablement servi par les hôtesses Lilianna, Yvette, Lucia … 19h sonne déjà… Notre animatrice pour cette croisière, Golo, nous annonce alors au micro que les portes du restaurant sont ouvertes… Il est l’heure d’aller manger. 

Le restaurant du CYRANO DE BERGERAC est assez grand pour recevoir en un seul service les 174 passagers que le navire compte. Bon à savoir, les boissons teDSC_0705lles que les vins, eau (pétillante ou non) sont comprises dans le tarif de la croisière. Un tout inclus qui fait franchement plaisir. Un tout inclus qui propose prés d’une dizaine de vin, rouge comme blanc. Un tout inclus qui ne concerne pas uniquement le restaurant, mais aussi le bar. Ouvert dès 10h, ce n’est qu’à 01h00 du matin qu’il ne ferme. Toute la journée, et en continue, il est ainsi donc possible de boire (avec modération, inutile de le préciser) vins, bières, alcools blancs, whisky, soft, soda, jus de fruits … sans aucun surplus. Proposant une large gamme de boissons dans l’offre « all inclusive », la compagnie fondée en Alsace propose une carte encore plus élargie avec des vins plus prestigieux, qui eux, sont à la charge du passager.

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LAu menu ce soir….

Les passagers s’installent chacun à leur place, définie par les numéros de tables, en fonction des groupes de voyages, des langues, etc…  Afin de faciliter l’organisation avec les bus pour les excursions, ce numéro de table est attribué jusqu’à la fin de la croisière. Nous avons donc la table A7 pour nos 45 prochains repas, et nous prendrons le bus qui affichera « tables A ».

L’ambiance est calme. Nous nous regardons, et apprenons à connaître nos convives à table, mais aussi nos voisins. Nous allons vivre ensemble pendant une semaine. Le restaurant est grand, spacieux, mais une proximité avec l’Autre s’installe. Installé n’importe où dans le restaurant, nous voyons l’autre bout. Nous sommes loin des géants des mers avec des tables à perte de vue.

Les hôtesses et serveurs servent les entrées. Le repas commencent. Les bouteilles de vin s’ouvrent. Des « pops » se font entendre. Nous avons déjà oublié qu’il y a encore 1h, nous ne nous connaissions pas.

Une fois le ventre rassasié, CroisiEurope propose diverses façons de se détendre … Nous avons le choix entre l’ambiance intimiste et cosy du salon bar au son des musiciens, (et pourquoi pas en profiter pour faire quelques pas de danses… ) ou bien la fraîcheur bordelaise du pont soleil, afin de contempler les lumières de la ville.

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Giovanni et sa femme, notre duo de musiciens

Clap de fin sur la soirée… A demain les marins

Demain, première navigation direction Pauillac. Départ prévu vers 9h00.

Continuer de suivre la croisière directement sur twitter et facebook via le #CroisièreCyrano

Bonne nuit Bordeaux, à très bientôt

Mercredi c’est le jour-J. Après avoir présenté la compagnie et le navire, intéressons-nous ce matin à la croisière en elle-même.  Cette croisière, ayant pour thématiques les 2 fleuves, l’estuaire de la Gironde & le bassin d’Arcachon, est proposée en formule de 8 jours et 7 nuits d’avril à Octobre.

Le temps de cette croisière, CroisiEurope nous emmènera naviguer, à destination:

-de Pauillac pour découvrir le Médoc et les châteaux Prestigieux,

-puis direction Blaye à la découverte de la cité médiévale Vauban et de la route de Bourg,

-puis route pour Libourne afin de visiter Saint-Emilion.

-Le navire redescendra alors la Dordogne, remontera la Garonne et traversera Bordeaux pour franchir le Pont de Pierre à destination de Cadillac et visiter le château de Roquetaillade,

-Ensuite, navigation pour Bordeaux, et visite la ville.

-Enfin, le dernier jour de cette croisière sera consacrée à l’excursion sur le Bassin d’Arcachon: Dune de Pilat, île aux oiseaux etc …

Dès mercredi, suivez en direct la croisière, les évènements à bord et les excursions via le #CroisièreCyrano sur Twitter et Facebook.

Dans six jours, je prendrai donc mes quartiers à bord du CYRANO DE BERGERAC de la compagnie CroisiEurope, le temps d’une semaine, à la découverte de Bordeaux et sa région. Nous reviendrons sur le carnet de route dans un prochain article, car aujourd’hui, intéressons-nous de plus prés au navire en question.

Ce navire été construit au chantier Sambre et Meuse de Namur (Belgique) où sa coque motorisée a été conçue. Le MS Cyrano de Bergerac est le fruit du travail des équipes de CroisiEurope, sous la houlette de l’ingénieur maison. Ce navire a ensuite été acheminé à la Gare fluviale de Strasbourg, siège de la compagnie où il a été entièrement équipé et décoré. Pendant 3 mois, les équipes de 25 entreprises fidèles ont œuvré sans relâche pour lui donner une fière allure et un confort sans égal pour le plus grand plaisir des passagers.

D’une capacité de 180 passagers sur 3 ponts, ce paquebot mesure 110 m de long sur 11, 40 m de large. Une belle salle de restaurant permet d’accueillir l’ensemble des passagers lors d’un même service. Les cuisines disposent d’instruments de haute précision aux capacités performantes pour servir des repas de qualité. Un vaste salon bar avec piste de danse centrale offre un espace de convivialité et de détente idéale ainsi qu’un Pianorama Bar, plus intimiste. Un immense pont soleil de plus de 1000 mètres carrés permet aux croisiéristes de profiter pleinement du soleil et du bon air, sur les transats. La décoration élégante et chaleureuse est en phase avec le bon esprit qui règne à bord.

Ce bateau est équipé des dernières technologies de pointe et propose à ses croisiériste confort et sécurité. Toutes les cabines sont équipées de douche et WC, d’un téléviseur à écran plat, d’un sèche-cheveux, d’un coffre-fort, d’une radio ainsi que d’un climatiseur chaud/froid individuel. L’équipage est composé de 35 personnes compétentes pour gérer l’ensemble des services à bord (commandant, commissaire de bord, directeur de restaurant, chef de cuisine, gouvernante, personnel de service, équipe technique …).

Tous les ans depuis son arrivée, de mars et novembre, le MS Cyrano de Bergerac propose 4 types de croisières de 5 à 8 jours, permettant de visiter Bordeaux, Pauillac, Blaye, Cadillac, Libourne, Bourg-sur-Gironde, Saint Emilion, Le Bassin d’Arcachon, Cognac…

C’est donc en 2013 que ce navire, l’un des 43 que possède actuellement CroisiEurope, a rejoint l’Estuaire de la Gironde où y naviguait déjà son grand frère, le Princesse d’Aquitaine depuis 2011. Fin avril, le MS Cyrano de Bergerac a été transféré par la mer de Strasbourg à Bordeaux via Vlissingen en Hollande où il a été pris en charge par un remorqueur. Sa route l’a fait naviguer via la mer du nord jusqu’à la manche, à Ouessant et enfin, descendre jusqu’au Golf de Gascogne. Arrivé par la face nord de la Gironde et par le phare Cordouan le 30 avril au petit matin, le Cyrano de Bergerac s’est alors défait de son remorqueur au Verdon-sur-Mer, pour dés lors, naviguer de son propre chef sur le plus vaste estuaire d’Europe et franchir pour la première fois le pont Bacalan-Bastide peu avant 17h00 .

 

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Texte très en partie inspiré et actualisé du communiqué de presse de la société CROISIEUROPE de mai 2013 lors de l'inauguration du navire.
Photos et vidéo, y compris la photo en tête de billet, par BordeauxPaquebots